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Summorum PontificumLiturgie, latin et Tradition catholique

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Novembre 2009, un responsable laïc interpelle le président des évêques de France

Par Grégoire Lestrade · Événement de novembre 2009 · relu le 15 octobre 2026

Antiphonaire grégorien ouvert sur un lutrin de chêne, entre deux cierges, dans une abbatiale romane

Début novembre 2009, Marc Erhard, président de la Fédération Saint-Gélase-Sainte-Apolline, a écrit au cardinal André Vingt-Trois. Il lui demandait de confirmer ou de démentir des propos attribués à l’évêque de Langres sur la mise en œuvre du motu proprio de 2007.

Le destinataire, président des évêques de France

En 2009, le cardinal André Vingt-Trois était archevêque de Paris depuis 2005. Il avait été élu à la tête de la Conférence épiscopale française le 5 novembre 2007, l’année où Benoît XVI l’a créé cardinal. Une lettre qui lui était adressée visait donc l’épiscopat français dans son ensemble, et non le seul diocèse de Paris.

Marc Erhard présidait la Fédération Saint-Gélase-Sainte-Apolline. Sa lettre portait sur la mise en œuvre de Summorum Pontificum, entré en vigueur le 14 septembre 2007. Il l’a rendue publique sur le site de la fédération, ce qui en faisait une interpellation ouverte autant qu’une démarche adressée à un évêque.

Des propos rapportés au conditionnel

La lettre s’appuyait sur un récit de seconde main. Des fidèles qui distribuaient des tracts à la sortie d’une messe, pour une enquête sur le motu proprio, auraient demandé à Mgr Philippe Gueneley, évêque de Langres, d’appliquer le texte. L’évêque leur aurait répondu par une remarque visant trois de ses confrères.

Ces confrères étaient Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, et Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon. Les propos, que la lettre rapporte au conditionnel, ne reposent que sur ce témoignage indirect. Ils ne sont pas repris ici, faute de toute confirmation par l’intéressé.

Les questions posées au cardinal

Marc Erhard demandait au cardinal de prendre la parole pour l’ensemble de l’épiscopat. Il voulait savoir si les propos étaient exacts, ce que signifiait l’une des formules prêtées à l’évêque, et à qui renvoyait le pronom « on » qu’elle contenait. Il disait vouloir éviter que les fidèles se méprennent sur les intentions des évêques.

Il terminait en demandant ce que le cardinal comptait faire, sur le plan national, pour que les demandes du pape soient suivies. La question reflétait une attente répandue en 2009 parmi les fidèles de la forme extraordinaire : une mise en œuvre commune du motu proprio, plutôt que des décisions variant d’un diocèse à l’autre.

Ce que sont devenus les évêques cités

Mgr Philippe Gueneley a quitté le siège de Langres le 21 janvier 2014, remplacé par Mgr Joseph de Metz-Noblat, puis a administré le diocèse de Quimper et Léon. Le cardinal Vingt-Trois a présidé les évêques de France jusqu’en juin 2013 et quitté Paris en 2017. Il est mort le 18 juillet 2025, à 82 ans.

Mgr Marc Aillet a été nommé à Bayonne le 15 octobre 2008 et Mgr Raymond Centène à Vannes en 2005. Mgr Dominique Rey a renoncé à sa charge le 7 janvier 2025, à la demande du pape François, après la nomination d’un évêque coadjuteur en novembre 2023. Mgr François Touvet lui a alors succédé à la tête du diocèse.

Grégoire Lestrade. Grégoire Lestrade a servi la messe enfant avant de découvrir l’ancien missel à vingt ans. Laïc, passionné d’histoire liturgique, il tient ce blog depuis octobre 2026 : prières en latin, liturgie, communautés et histoire de la Tradition.

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